Popcorn : The Last Seduction

3 Mai 1995.
De : John Dahl
Avec : Linda Fiorentino, Bill Pullman, Peter berg
Synopsis : Bridget, femme fatale, s’enfuit avec un million de dollars que son mari vient d’obtenir en vendant des drogues volées à l’hôpital où il travaille.

The last seduction est un film un peu oublié mais qui mérite tout de même d’être vu. Ne serait-ce que pour faire renaître de ses cendres le mythe de la femme fatale, de la belle “salope” qui berne les hommes en beauté , un thème qui lasse rarement et qui suscite toujours de l’intérêt : sexe, meurtre, argent, le cocktail marche à chaque fois et on ne s’en plaindra pas ici.
John Dahl rend hommage au cinéma noir des années 40 et prend parti pour un esthétique fade mais propre, qui fait très série d’époque, la photographie n’y étant sûrement pas pour rien. Certes cela pourra en rebuter quelques uns mais ce n’est pas une intention en vain. La mise en scène est simple mais efficace, et un certain climat s’en dégage, notamment lorsqu’un éclair de par dehors frappe les murs d’une pièce au teint bleuet sombre. Le réalisateur maîtrse parfaitement son sujet et sait instaurer le climat de certains films d’époque, le tout accompagné d’une musique jazz d’ascenseur qui collera parfaitement à l’érotisme malsain de cette femme fatale campé par une Linda Fiorentino impériale dans son rôle (pourquoi sa carrière est-elle si mince ?). A la fois sexy, arrogante et détestable, elle est sans conteste l’élément fort du film. Grâce à elle, le scénario qui a des airs de déjà vus paraît alors bien plus intriguant, intéressant et au final on ne s’ennuie pas des 110 minutes de films. L’actrice pique d’ailleurs la vedette aux deux malchanceux du film : Peter Berg et Bill Pullman qui eux aussi sont parfaits dans leur rôle. Le personnage de la belle est fort attrayant quand on voit tout ce qu’elle peut faire à la suite d’une simple claque. Il faut souligner aussi des dialogues costauds et cyniques, ça fuse sec, c’est direct et cash, comme le personnage de Bridget qui n’a pas fini de nous distraire en profitant de la gente masculine. Last seduction n’est pas un grand film mais un bon petit film noir des 90 sans prétention où le terme femme fatale prend tout son sens.
On retiendra surtout la performance de Linda Fiorentino et l’immoralité du film qui fait du bien, le tout sur ce petit air jazzy/noir. Malheureusement c’est le genre de film qu’on peut vite oublier mais très agréable sur le moment
6.5 / 10
- Funky :
- Linda Fiorentino et sa voix, parfaite femme fatale
- Les dialogues qui font mouche
- Ambiance noire jazzy
- Les mésaventures de Pullman et Berg
- Pas funky :
- La photographie qui plaira pas à tout le monde
- Pas un grand film pour autant




